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  • Héloïse Cordelles

Architecte ou jardinier ?

Dernière mise à jour : juil. 13



Non, ce ne sont pas les deux métiers entre lesquels j'hésite pour me reconvertir après auteure ! J'ai déjà un job alimentaire qui me permet de faire bouillir la marmite. 😊 Alors, pourquoi cette interrogation ? Souvenez-vous dans mon autre post #28nuancesderomanciers il y avait cette question sur le fait d'être plutôt "architecte" ou "jardinier". En fait, ces deux métiers sont des métaphores qui définissent la façon dont l'auteur appréhende la rédaction de son livre. Est-il du genre à se laisser porter par l'inspiration du moment, ou au contraire à tout organiser en amont ? (Heu, entre nous, je vous déconseille fortement de me confier vos plantes un jour, parce que vous serez certains qu'elles crèveront dans les quinze jours !! >_< A mon grand désespoir, je n'ai absolument pas la main verte...)


On qualifie généralement un auteur d'architecte en écho à l'extrême rigueur que requiert la profession. On comprend bien que la conception d'un bâtiment ne doit rien au hasard en terme de sécurité... Et cette précision au cordeau se retrouve dans la planification de l'histoire par l'auteur, depuis le premier mot couché jusqu'à sa conclusion. Avant d'attaquer l'écriture, l'auteur-architecte aura à cœur de détailler sa trame, aura préparé le contenu de chaque chapitre avec les péripéties. Bref, tout est calibré d'avance. Scarlett Cole, auteure de la série "Sous ta peau", applique cette méthode. Elle planifie ses romans de A à Z. En même temps, elle a une formation scientifique, ceci explique peut-être cela. 😀 Cette façon de procéder a l'avantage, une fois que tout est en place, de ne plus penser qu'à l'écriture. Quand le chemin est balisé, impossible de se perdre ou de connaître la page blanche !


A l'inverse, il y a des auteurs qui ont une sainte horreur de cette route toute tracée. Pour eux, l'écriture doit rester une passion et si cela devient une "contrainte", ce n'est plus un plaisir. Le plan s'apparente justement à leur yeux à une donnée contraignante, à une perte de temps. En gros, c'est en roue libre ou rien ! lol On qualifie volontiers ces auteurs de jardiniers, sûrement parce qu'ils plantent une graine et qu'ils la regardent pousser en l'arrosant de leur imagination fertile. Vous l'aurez compris, chaque chapitre de leur livre est une improvisation totale. Ils se laissent guider par leurs personnages, les placent dans une situation et attendent de voir leurs réactions. Au lieu de brider leur texte, l'auteur se laisse emporter par le courant des évènements.


Et moi ? Dans quel état j'erre ? (dans le placard à chocolat, bien sûr ! 🍫) J'ai répondu dans le questionnaire que j'étais architecte, ce qui n'est pas tout à fait exact. Oui, j'ai besoin d'un cadre précis avant de démarrer un projet, mais de là à tout planifier, il y a un gouffre ! En fait, je me retrouve dans ces deux métiers puisque j'emprunte les caractéristiques de l'un et l'autre : une bonne pincée de freestyle et une grosse dose de control freak. Heu, pas chiante, la fille ! 😂 C'est seulement après avoir défini les grandes lignes de ma trame que je commence l'écriture. J'improvise pas mal au début, mais pour les chapitres du milieu, ça se corse et, là, je suis obligée de prendre des notes dans un cahier, sans toutefois trop détailler, car je laisse toujours une marge de manœuvre aux héros pour me surprendre. ^^ Par contre, je n'improvise jamais mes fins, je les connais dès le début. ♥♥


Pour conclure, je dirais que peu importe que vous soyez architecte ou jardinier, il n'existe pas de bonne ou mauvaise méthode, il faut juste trouver celle qui vous correspond le mieux. 😉


@ bientôt pour un nouvel article !


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