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  • Héloïse Cordelles

Bêtes... de concours et appel à textes

Dernière mise à jour : 18 août 2018



Quand je dis autour de moi que je suis une auteure auto-éditée, la première question qui vient généralement à l'esprit est : Pourquoi tu ne te fais pas éditer ? Dans le monde des bisounours, oui, tous les auteurs travailleraient au sein de grandes et belles maisons d'éditions ayant à cœur leurs intérêts. Mais hélas, le monde des bisounours n'appartient qu'aux... bisounours. Et puis, si c'était aussi simple, ça se saurait, vous ne croyez pas ? ;-) Bon nombre d'auteurs ne rangeraient pas leurs manuscrits dans les tiroirs ou ne se retrouveraient pas à devoir s'auto-éditer... ce qui n'est pas mon cas, je vous rassure. Qu'on se le dise, j'aime l'auto-édition ! Vous devez savoir depuis le temps que je le rabâche que mes écrits ne sont pas assez intéressants pour retenir l'attention d'un professionnel donc je perdrai mon temps et lui, le sien. Paraît-il que les places sont chères pour arriver à se faire publier et je laisse volontiers les autres en payer le prix. :-)


J'en arrive au sujet de mon billet. Pour avoir l'opportunité de faire partie d'une vraie maison d'édition, plusieurs possibilités s'offrent à vous. Soit vous connaissez déjà quelqu'un dans la place et dans ce cas, vous soumettez votre texte auprès du Bon Dieu ou à l'un de ses saints. Soit vous n'avez pas d'amis ou de parents bien placés et vous faites comme tout le monde, vous envoyez gentiment votre manuscrit de façon spontanée en croisant très fort les doigts pour qu'il soit lu et approuvé. A condition toutefois de vérifier que votre futur best-seller corresponde bien à la ligne éditoriale. Évitez d'envoyer à Harlequin, "le champion de l'amour", de la littérature générale, votre chef-d'œuvre ne sera pas étudié et vous vous sentirez incompris et frustré ! lol Enfin l'autre solution consiste à participer aux concours et/ou aux appels à textes pour pouvoir y tremper un premier doigt de pied. C'est sur ce dernier point que je m'attarderai un peu plus longuement.


Avec l'émergence des e-books, de plus en plus de nouvelles maisons d'édition, numériques pour la plupart, lancent des bouteilles à la mer. Logique, que serait le métier d'éditeur sans les auteurs à promouvoir et leurs textes à publier ? Parfois, il est bon de rappeler que c'est l'auteur qui fait l'éditeur et pas l'inverse ! grrr L'année dernière, Harlequin HQN avait organisé un concours et deux gagnantes avaient terminées ex-æquo, Anna Lyra et Louise Manet. Leurs livres ont été publiés quelques mois après sous leur label. La classe, non ? Être choisi parmi tous les autres textes. Cela donne du poids aux livres et, surtout, une légitimité à l'auteur.


Avec les appels à textes à la pelle, je pourrais tenter de pénétrer dans une maison d'édition, mais je n'arrive toujours pas à franchir le pas. Je me motive tous les jours, mais au final, ça tombe à l'eau. J'aime bien me tenir au courant, mais allez savoir pourquoi, j'ai toujours été réfractaire aux concours et autres appels à textes. Enfin si, je sais pourquoi, la vérité c'est que je suis lâche (voire très lâche). Je n'aime pas me mesurer aux autres ni physiquement ni "intellectuellement" parlant. Ce serait de toute façon à mon désavantage. Je me souviens qu'à l'école je faisais profil bas face aux caïds ou aux intellos de la classe. T_T En vieillissant grandissant, je n'ai pas tellement changé. En temps normal, j'évite la confrontation dès que je peux (rappelez-vous, je suis pacifiste) et surtout au niveau de l'écriture. Donc la case "éditeur" n'est pas encore à l'ordre du jour !


Généralement, les concours diffèrent des appels à textes en ce que les conditions sont plus drastiques à respecter. Et surtout, qui dit concours dit un seul gagnant !!! :-( La branche &moi des Éditions Lattes a organisé un concours pour trouver la perle francophone dans le genre New-Adult capable de rivaliser avec des auteures américaines... Un seul sera désigné vainqueur au bout du compte. 


Les appels à textes ponctuels ou permanents sont bien plus souples, ils veulent à minima que le manuscrit cadre avec leur ligne éditoriale, après vous avez le nombre de mots, le formalisme à respecter lors de l'envoi et autres joyeusetés pas trop compliquées. L'avantage de ce système, c'est que vous avez beaucoup plus de chances d'être retenu vu que ce n'est pas réellement une compétition.


Et vous, serez-vous plus courageuse que moi ? Vous avez toutes vos chances, car beaucoup de maisons d'éditions ouvrent désormais plus facilement leurs portes. Et si vous êtes aussi lâche que moi, mais que l'envie d'écrire vous titille, eh bien il vous restera toujours l'auto-édition comme solution de rechange. Dans ce cas, bienvenue dans mon "univers" ! ;-)


@ bientôt pour un nouveau billet !

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