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  • Héloïse Cordelles

La dark romance

Dernière mise à jour : juil. 20



Aujourd'hui, je vais vous entretenir du mouton noir de la romance, j'ai nommé… la dark romance ! ^^ Je vais brièvement passer sur des observations qui concernent le marché de ce sous-genre, basées uniquement sur mes impressions, et m'attarder sur les nombreuses critiques qui pleuvent sur la dark romance dont les miens. 😜


La dark romance, comme toute mouvance en matière de romance, provient des États-Unis. Cette sous-catégorie, que l'on traduit par la romance sombre, se définit par la noirceur et l'atmosphère pesante qui se dégagent de l'univers du livre, tant au niveau des caractères dérangeants des héros qui, disons-le clairement, ont plutôt des airs d'anti-héros (psychopathes ou hommes qui se croient au-dessus des lois), que du milieu dans lequel l'intrigue se déroule (mafia, gangs et/ou trafiquants) et des moyens employés (menace, violence, tortures et/ou meurtres). Dit comme ça, ce n'est pas très engageant, mais d'après ce que j'ai pu constater, la dark romance est assez appréciée Outre-Atlantique, au vu de l'abondante production et des commentaires enthousiastes des lectrices. En France, c'est un tout autre son de cloche ; la dark romance peine à trouver ses adeptes, parce qu'elle est très mal perçue (cf. les raisons précitées), que ce soit du côté des auteures et des lectrices, et, de ce fait, les publications n'émanent qu'au compte-gouttes de la part des maisons d'éditions.


Pour l'avoir entendu et lu, je sais que la plupart des auteures de romance font la grimace dès qu'on évoque la dark romance. Elles n'aiment pas en écrire, car, d'une part, ce sous-genre au 21ème siècle est synonyme de régression de l'image de la femme et, par conséquent, (encore) de la (sur)domination de l'homme ; et, d'autre part, elles ont du mal à concevoir que l'amour puisse naître dans des conditions aussi perturbantes ou extrêmes… Effectivement, on reproche souvent aux dark romances un manque évident de psychologie et/ou de crédibilité, mais bon, en même temps, si on a du mal à concevoir que c'est possible, alors, l'histoire paraît forcément tirée par les cheveux ! lol Encore la preuve que la lecture n'est qu'une question de ressenti. ^^


Je ne sais pas si c'est parce que j'adore lire des thrillers bien sanglants avec des détails "croustillants" (genre : boyaux et tripes à l'air), mais, franchement, je n'ai aucune réticence envers la dark romance. J'en lis volontiers, je suis même en train de faire une cure intensive ! gnark gnark Et ça ne me dérange pas - dans une certaine mesure - d'en écrire non plus. J'ai déjà sévi deux fois et je m'apprête à commettre mon troisième crime… heu livresque, s'entend !! 😅 Par contre, dans "Pacte avec un Assassin", j'ai essayé un peu de me renouveler. Est-ce que les lecteurs seront sensibles à mes efforts ? Argh, je le souhaite vraiment !! 🤞 Mais, de vous à moi, il n'y a pas de quoi trembler non plus, car si je devais qualifier mes dark romances, je dirais que ça reste gentillet. ^^ Si je peux tout accepter en tant que lectrice, il y a des domaines dans lesquelles je ne m'aventurerai pas en tant qu'auteure, le thème de l'esclavagisme sexuel ne m'attire pas du tout, par exemple. En attendant de pouvoir vous en dévoiler plus sur cette prochaine sortie, je vous laisse avec deux mini-extraits. 😉



Outre le côté non-réaliste de la naissance des sentiments, certaines lectrices reprochent à la dark romance d'être… parfois trop sombre !! Elles considèrent que les personnages vont trop loin dans leurs actes ou subissent trop de choses glauques tout au long du livre… ahem 😑 Comment leur expliquer que c'est l'essence même qui caractérise ce sous-genre ? ^^ Mettre plus ou moins en exergue la laideur humaine, le côté obscur et malsain. Sinon, cela reviendrait à lire une simple romance contemporaine avec des gens tout à fait normaux !! J'ai envie de dire qu'on ne choisit pas de se plonger dans une dark romance et de s'étonner de ce qu'on y trouve, d'autant que la plupart du temps, l'avertissement pour un public averti est bien stipulé dans le résumé…


Pour clore ce chapitre sur les reproches, je vais vous énumérer ceux qui se sont abattus sur mes deux pauvres dark romances. On m'a fait remarquer :

  • que mes histoires étaient immorales ; je plaide coupable. Difficile de nier qu'un tueur à gages et le président d'un gang de bikers aux activités illicites s'occupent d'affaires respectables…

  • que j'employais un vocabulaire vulgaire ; je plaide coupable bis. En même temps, c'est assez brut de décoffrage, dans un univers un tantinet violent, je ne crois pas que les jolies phrases colleraient bien à l'ambiance…

  • que j'avais certainement un problème avec ma libido pour inclure autant de scènes sensuelles ; heu là, je plaide non coupable ! Ma libido (ainsi que ma tête) va très bien, je vous rassure. mdr En réalité, je n'ai pas de contre-arguments à avancer, je suis bête et méchante (hé, qui a dit que c'est vrai ?! 😤), je dirais que c'est le genre qui veut ça, votre honneur ! :-)


@ bientôt pour un nouvel article !

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