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  • Héloïse Cordelles

L'ambition

Dernière mise à jour : juil. 20



Aujourd'hui, je vais vous entretenir d'ambition. ^^ Ah ah, je suis sûre qu'en entendant ce mot, vous visualisez déjà l'image d'une personne dont les dents rayent le parterre ou prête à pousser un de ses rivaux sous les roues d'une voiture pour figurer seule en lice pour la promotion. Effectivement, ce genre de personnes extrémistes existent, mais, en soi, l'ambition n'est pas une mauvaise chose ! lol En avoir trop, comme je viens de le démontrer, ce n'est pas la panacée, mais ne pas en avoir assez, c'est aussi très handicapant pour son épanouissement professionnel et personnel. Comme pour toute chose, il faut un juste milieu. Moi, perso, je trouve qu'il en faut un peu plus que la moyenne si on ne veut pas rater le train du succès...


Quand j'ai débarqué dans l'auto-édition, je n'avais aucun plan d'action. Après m'être renseignée sur les avantages et les inconvénients de ce mode de publication, j'avoue que je ne m'attendais à rien. Je n'avais pour seule ambition que d'écrire des romances et les publier ; j'ai donc allègrement délaissé les autres aspects de l'auto-édition, à savoir la publicité et le marketing. Je ne me suis donnée la peine ni de me faire connaître ni de développer mon activité. À présent, je m'en mords les doigts. En effet, peu de personnes me connaissent ou parlent de moi. J'ai été mon propre frein ! À sa sortie, Détraqué avait connu un petit succès en e-book. La question de sa publication en papier est venue sur le tapis. J'ai hésité et je n'ai pas osé me lancer, parce que j'étais une inconnue. (Euh, vous voyez l'image du serpent qui se mord la queue ?) Puis, un an plus tard, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai enfin créé le papier, sauf que l'engouement était passé et le livre physique a fait un méga bide. lol


Les preuves sociales sont primordiales dans la carrière d'un auteur. Avec des milliers de titres qui sortent chaque année, ce ne sont pas moins autant de noms d'auteurs qui pullulent sur les plateformes. Mais, plus on interagit avec les autres, plus on nous remarque et plus on a de chance de rester dans un coin de la tête du lecteur potentiel. Souvenez-vous du fameux : "Il faut être vu pour être lu" ! (Personne n'aime parler d'auteurs inconnus parce que personne n'aime se sentir tout seul. lol) Et il est clair que je ne me suis pas assez montrée. J'aurais dû contacter des chroniqueuses qui auraient pu m'aider à rayonner lol, mais je n'en ai jamais démarché aucune, car j'estimais que mes livres n'étaient pas assez digne d'intérêt. Ah, cette fichue comparaison avec les autres qui vous gâche la vie !


À l'époque également, j'étais si bien sur mon blog que j'ai mis très très longtemps avant de m'intéresser aux réseaux sociaux. Bon, j'avais aussi peur de me lancer... Comme avant un saut à l'élastique, j'ai tergiversé à coups de : "J'y vais ou j'y vais pas". C'était le yo-yo permanent. D'ailleurs, mes différents allers-retours le prouvent ! Un jour, je m'inscris sur Facebook, le lendemain, je ferme le compte, après je reviens, puis je délaisse... Vous avez du mal à me suivre ? Moi aussi, je m'épuise. Je suis une vraie girouette ! J'en ai testé des choses, comme la newsletter que j'ai arrêtée trop tôt parce que je n'ai pas obtenu les résultats escomptés. Au manque d'ambition se sont rajoutées l'impatience et la frustration... Ah, merde, j'en ai des défauts ! lol


Je fuis également les salons. Pourtant, beaucoup d'entre eux acceptent désormais les auto-édités, mais j'étais trop timide et j'avais des idées bien arrêtées sur les rencontres et les dédicaces. Fin 2018, Rainbooks m'avait contactée pour me demander si j'étais intéressée pour participer au salon de la romance d'Orchies, mais j'ai décliné l'invitation. Aujourd'hui, ça fait trop longtemps que je suis dans l'ombre, et cet anonymat, je ne pourrais plus m'en passer... Au fil des ans, j'ai laissé beaucoup de situations s'enliser, et je ne peux plus me défaire de mes peurs. Je suis une auteure virtuelle et ce n'est pas près de changer. ;-) Mais, vous, vous pouvez échapper à cette fatalité ! Je le répète : AYEZ DE L'AMBITION ! (sans que vos dents ne s'allongent non plus, hein). C'est très sain de se fixer des objectifs ambitieux, parce que ça permet le dépassement de soi.


Comme j'aime bien m'auto-flageller, je vais vous citer quelques autres de mes ratés. lol Figurez-vous que j'ai un mal fou à fixer le prix de mes e-books au-delà de 3,99 euros, parce que j'ai l'impression de voler les lectrices ! Je reste cramponnée pour la majorité de mes livres à 2,99 euros. Ah, est-ce que je vous ai déjà dit que mon impatience m'a également joué des tours à propos de mes publications sur les plateformes ? J'avais de trop faibles ventes sur les sites marchands autre qu'Amazon, mais j'avais oublié que je débutais... Très vite, je me suis cantonnée au géant américain. Dernièrement, j'ai contacté Immatériel, un intermédiaire, pour être diffusée partout, mais je ne sais pas, il y a toujours un détail qui cloche à mes yeux... Je pense que j'ai juste peur de sortir de ma zone de confort, donc je ne me lancerai probablement pas... :-(


La vérité, c'est que je suis une petite vieille qui s'encroûte ! lol Est-ce que je regrette mon manque d'ambition ? Oui, à 1 000 % ! Si j'avais sous la main une machine à remonter le temps, outre que j'empêcherais l'assassinat de Kennedy, je serais revenue à mes débuts pour corriger mes faiblesses et gagner en assurance, parce que j'aurais laissé cette citation (que j'ai connue tardivement) me guider :



@ bientôt pour un nouvel article !

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