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  • Héloïse Cordelles

En correctionnelle...

Dernière mise à jour : 13 nov. 2020

... Pour massacre de la langue française ! lol



Si vous me suivez (assidument) sur ce blog, je vous ai déjà relaté les différentes phases dans la fabrication d'un roman. Et parmi les multiples étapes, il y en a une que je n'apprécie pas spécialement : la correction ! Mais bon, si je veux proposer une belle publication exempte de fautes et d'incohérences en tous genres, y a pas tortiller, je suis obligée de m'y coller... Ah, les joies de l'auto-édition !


Dans mon cas, qu'entends-je réellement par correction ? Cette phase intervient après que j'aie terminé le premier jet d'écriture, la réécriture et la première correction. A ce stade, j'ai donné mon maximum pour que la version de mon livre soit la plus "propre" possible. Je l'envoie ensuite à une correctrice professionnelle qui décortique le texte pendant près de trois semaines. De ce fait, quand je parle de correction, c'est lorsque je recorrige après le retour de la correctrice, qui aura relevé tous les problèmes liés au fond et à la forme. Alors, si vous voulez connaître ma façon de travailler cette presque ultime étape (la dernière étant la relecture finale), restez avec moi, je vous emmène dans les coulisses de la correction de "Une Nouvelle Chance avec Toi" ! ^^


Ci-dessus, vous avez un aperçu du fichier que je reçois après que mon texte soit passé entre les mains de ma correctrice... et c'est juste horrible ! lol Et encore, là, c'est seulement 2 pages A4 truffées de maladresses que vous voyez, imaginez 180 autres pages qui m'attendent derrière, et vous comprendrez que c'est une tâche peu plaisante. >_<


En plus d'être une phase rébarbative, c'est aussi un moment très humiliant pour moi, parce que quand je découvre des morceaux de textes surlignés et que je prends connaissance des tas d'annotations dans la marge, j'ai juste envie d'aller me planquer ! "T'es trop nulle ! T'as écrit cette histoire avec tes pieds, ou quoi ?!" Après, je panse ma fierté blessée et je me retrousse les manches, parce qu'il y a du boulot ! Ma correctrice s'occupe non seulement de relever les fautes de grammaire, de conjugaison et de syntaxe, mais mentionne également les incohérences dans le déroulé de l'histoire. Si j'accepte toutes les modifications en ce qui concerne la forme ; en revanche, pour les suggestions sur le fond, je pèse le pour et le contre. Après tout, c'est moi qui suis maître de mon texte. ^^ Mais les trois quarts du temps, je suis ses prescriptions ! lol


Je travaille toujours par tronçon. Après plus de quinze histoires, je connais mon rythme de correction. Chaque jour, je m'attaque à un bloc de 5 chapitres, ce qui équivaut à 30 pages A4, jamais plus, car j'ai remarqué que je n'étais plus du tout "performante" au-delà. Les rares fois où je m'étais aventurée jusqu'au 6ème chapitre, je m'arrêtais en plein milieu parce que mon cerveau saturait et que mon texte me sortait par les yeux... J'ai besoin d'une nuit de réinitialisation pour repartir du bon pied. Il faut savoir qu'arrivée à ce stade, une grande lassitude s'est installée, car j'ai déjà lu au moins vingt fois mon récit, et si je me force alors que je suis à la limite de l'écœurement, je risque de jeter à la poubelle 4 mois de travail.


Dans le milieu de la journée, après que j'ai terminé de corriger scrupuleusement mes 30 pages (en me sentant plus bas que terre... *snif*), je passe le bloc dans le logiciel Antidote, qui, une fois de plus, va me signaler toutes sortes d'erreurs et de manquements parce que soit j'aurais oublié des mots soit je les aurais mal écrits soit j'en aurais mis en trop par inadvertance. Vous vous demandez comment je peux encore commettre des impairs ? Mais je peux vous assurer qu'une bourde est très vite arrivée quand on modifie, supprime ou complète une scène...


Ci-dessus, le début de mon texte passé sous Antidote...


Lorsque tout est bien propre, je reste dans ce même logiciel et procède à la relecture finale de mon premier tronçon. Je passe ma souris sur chaque mot et je le lis à haute voix pour repérer des coquilles plus vicieuses : des paronymes (conversation/conservation) ou des homophones (sers/serre). Lire tout haut est très ridicule en soi, mais c'est la seule manière que j'ai trouvée de ne rien laisser passer ! lol Ou presque... Il se peut que, malgré tout le soin apporté, vous trouviez encore quelques coquilles dans mes textes parce que je rappelle que l'erreur reste humaine. Hélas. :-/


Quand j'entre en phase de correction, je prends généralement une semaine de congé à mon boulot alimentaire. ^^ Y en a, c'est pour se reposer ou pour partir en vacances ; moi, c'est pour bosser. Et je ne suis plus là pour personne !!! Je débute à 8 h tapantes, tous les jours, week-end compris, après avoir avalé une tasse de thé et deux tranches de brioche. Une fois que j'ai fermé Antidote, il est presque vingt heures et déjà l'heure d'aller préparer le dîner. lol Je n'ai pas vu les dix heures défiler tellement j'étais concentrée ! Le lendemain, j'attaque le tronçon suivant en recommençant le processus tel que précédemment énuméré. Oui, je suis lente ; j'ai l'impression d'accomplir un travail de fourmi, mais c'est le rythme que je m'impose pour débarrasser mon texte d'un maximum de parasites.


Voilà, j'espère que découvrir les coulisses vous a plu ? ^^ Normalement, ma prochaine phase de correction ne sera pas avant fin février 2021 pour "Second". Ayez une petite pensée émue pour moi à ce moment-là ! lol


Au 20 octobre pour un nouvel article où je vous parlerai plus en détail d'outils informatiques avec lesquels je travaille. ♥

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