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  • Héloïse Cordelles

La discipline


Je connaissais quelques définitions du mot discipline, mais j'avoue que je ne m'attendais pas à celle-là : Fouet utilisé pour se mortifier ou pour châtier. C'est malin ! Maintenant, vous allez m'imaginer en train de me flageller parce que je n'ai pas respecté la discipline que je me suis... Non, non, rassurez-vous, je n'ai aucune tendance masochiste. Certes, je me fais des nœuds au cerveau, mais ça s'arrête là. Pour le reste, je suis une vraie douillette. \o/ Dans ce cas, le mot discipline revêt un caractère encore plus dur qu'il ne l'est déjà ! Mais je ne me voyais pas employer le mot "habitude" pour qualifier l'acte de se mettre devant son ordi (ou sa copie) et d'écrire. Pour moi, une habitude relève plus de la désinvolture accordée à une action, comme se brosser les dents avant de se coucher, par exemple. Argh, c'est compliqué le ressenti d'une personne !


Alors, pourquoi je vous parle de discipline ? Parce que j'aime raconter ma vie d'auteure, au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué ! ;-) Avant de mettre mes gros sabots dans l'auto-édition, j'étais ce qu'on appelle une grosse flemmarde ! lol Quand j'étais jeune, les jours d'école, je me levais toujours à la dernière minute pour engloutir mon petit-déj’ en quatrième vitesse et filer comme une dératée. Je ne vous raconte pas les points de côté que je me choppais, sans oublier les auréoles de transpiration sous les bras ! mdr Pendant les vacances et les week-ends, j'adorais faire les grasses matinées. Je pouvais passer des heures dans la contemplation, à me perdre dans mes pensées. Vous vous demandez sûrement où pouvaient bien aboutir mes réflexions, et je vous répondrai que je n'en sais rien du tout. A quoi je réfléchissais ? Peut-être à rien. Je faisais le vide dans mon esprit.


Maintenant, je dirais que... c'est le jour et la nuit ! ^^ Depuis que j'écris, je n'ai plus le temps de paresser au lit. J'ai naturellement pris le pli. En général, dès sept heures, semaine et week-ends inclus, je suis levée et en train de cogiter devant mon écran, à me demander si mon texte est cohérent et si je ne dois pas rajouter une virgule dans telle ou telle phrase. Parfois, je pars au boulot en retard, tellement je suis dans l'histoire... Les jours de repos, je continue d'écrire, encore plus. J'essaie d'avancer parce que certains soirs, je suis trop fatiguée physiquement, mais on ne contrôle pas toujours son cerveau qui nous envoie quelques idées, que je note dans un carnet. En fait, je n'arrive plus à faire le vide dans ma tête encombrée. Il y a toujours un bout de scène ou un bad boy qui traîne dans un coin, toujours une meilleure tournure de phrase ou une idée de scénario qui germe.


Et puis, en ce terrible été 2018, ce fut la Bérézina ! Mon déménagement a remis en cause toute ma mécanique bien huilée. Entre mai et janvier, j'ai eu un gros passage à vide, neuf mois sans rien publier alors que ma production était d'une histoire tous les 4 mois... J'avais toujours des idées (et des bad boys), mais plus aucune discipline pour me guider. Je me laissais dériver, à gribouiller une centaine de mots par jour, tout au plus. Moi qui pensais que j'avais acquise cette fameuse discipline depuis le début, il m'a fallu tout réapprendre ! Heureusement, le NaNoWriMo m'a foutu une bonne claque ! ^^ Depuis, ce challenge raté, j'ai créé un autre fichier, mais à un niveau plus modeste. J'ai remarqué que 1 667 mots par jour était trop pour moi ; j'ai donc calculé une moyenne de mes scores quotidiens et je me suis fixée la barre fatidique de 1 000 mots par jour, ce qui est très raisonnable. Parfois, j'en fait moins, mais le retard est beaucoup plus facile à rattraper. ;-)


"S'astreindre à une discipline", l'expression rigide par excellence ! Certains diront que je deviens esclave de mon écriture ou que l'écriture doit rester une passion et par conséquent qu'il ne faut pas se forcer. Je ne crois pas. C'est bien connu, l'écriture, comme toute passion, exige énormément de travail sur soi ! ;-) Prenez des sportifs par exemple, que ce soit en termes d'alimentation ou d'entraînement quotidien, ils évoluent dans un cadre très strict. Certes, vous avez la motivation ou l'inspiration qui vous pousse dans le dos, mais cela ne suffit pas toujours. Certains jours, comme tout le monde, je n'ai pas la motivation, juste l'envie de procrastiner, mais ma propre discipline est là pour me rappeler à l'ordre. De plus, étant une auteure auto-éditée, je n'ai personne pour me botter les fesses quand je lambine. C'est une sorte de contrat conclu avec moi-même. Et après ma longue traversée du désert, je me dois d'être deux fois plus vigilante ! ;-) Alors, je m'impose une séance devant l'ordi et je fais mon quota de mots, avant tout. En tout cas, c'est comme ça que j'ai retrouvé le goût d'écrire (pour votre bien... ou pas ! mdr).


@ bientôt pour un nouvel article. ^^


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